Le marché du luxe en 2026 : plus que résilient, un actif patrimonial
Le marché de l’immobilier de luxe n’a jamais suivi un schéma simple. Son évolution est façonnée par la création de richesse, les dynamiques générationnelles, l’incertitude géopolitique et des décisions profondément personnelles sur le lieu et la manière de vivre.
À l’occasion du lancement du Coldwell Banker Global Luxury 2026 Trend Report, un constat s’impose : malgré les mutations du marché mondial, le luxe ne recule pas. Bien au contraire, il fait preuve d’une grande durabilité et évolue vers une approche plus intentionnelle, guidée par les valeurs et pensée pour le long terme.
Résilience des marchés locaux
Près de 80 % des spécialistes de l’immobilier de luxe de Coldwell Banker décrivent leurs marchés locaux comme résilients. Cette stabilité n’est pas le fruit du hasard : elle reflète la manière dont les acheteurs redéfinissent le rôle de l’immobilier dans leur style de vie et leur stratégie patrimoniale.
La grande transmission de richesse : qui héritera du luxe
Au cours de la prochaine décennie, près de 38 300 milliards de dollars de richesse mondiale devraient changer de mains, l’immobilier se trouvant au cœur de cette transition. Aux États-Unis seulement, 2 400 milliards de dollars d’actifs immobiliers devraient être transférés au cours des dix prochaines années, représentant plus de 50 % de l’ensemble des transferts immobiliers mondiaux.
Les individus à haut patrimoine net — disposant de 5 à 30 millions de dollars d’actifs — seront à l’origine de 65,7 % de ces transferts. La génération X conduit les évolutions à court terme, mais ce sont les Millennials qui hériteront de la plus grande part au cours des 25 prochaines années.
Ces nouveaux acheteurs ne recherchent plus le statut de manière traditionnelle. Ils privilégient la qualité de vie, le bien-être, la flexibilité et la valeur à long terme. Ils consacrent une part plus importante de leur patrimoine à l’immobilier — en particulier dans la tranche de 3 à 10 millions de dollars — et recherchent des résidences à vivre pleinement, et non de simples actifs à conserver.
L’immobilier de luxe comme actif de stabilité
Aux États-Unis, les acheteurs ultra-fortunés ont augmenté leur richesse de 58 % entre 2020 et 2025, tandis que leurs actifs immobiliers ont progressé de 59,9 %. Cette croissance dépasse largement la moyenne mondiale, où l’investissement immobilier n’a augmenté que de 16,3 %.
Dans un contexte de forte volatilité, les capitaux se dirigent vers des valeurs refuges. L’immobilier de luxe s’impose de plus en plus comme un placement sécurisé, un investissement réfléchi et un socle pour des choix de vie alignés sur des valeurs. Cette approche, connue sous le nom de « nest investing », est particulièrement marquée chez les générations plus jeunes. Les dépenses consacrées aux résidences de luxe aux États-Unis devraient augmenter de 6 % cette année.
Nouveaux pôles de richesse : la géographie du luxe
La mobilité des personnes à haut patrimoine net a progressé de 42,8 % en 2023 et devrait encore augmenter de 16,2 % d’ici 2026. Les acheteurs se tournent vers ce que l’on appelle des « refuges de richesse résilients », où se conjuguent solidité économique, fiscalité favorable, performance des marchés et qualité de vie.
La mobilité est devenue une véritable stratégie : choisir aujourd’hui son lieu de résidence permet de créer davantage de flexibilité, de stabilité et de sécurité pour soi et sa famille.
Le déclin du luxe discret : place à une nouvelle manière de vivre en grand
La tendance du « quiet luxury » — discret, minimaliste et sobre — s’essouffle. Les acheteurs recherchent désormais plus d’espace, davantage de chambres, plus de terrain et une différenciation marquée.
Les demandes mondiales pour des maisons individuelles de cinq chambres ou plus ont augmenté de 63,7 %.
Les sollicitations pour des biens uniques ont progressé de 78 %.
L’intérêt pour les châteaux et les terrains a respectivement augmenté de 35 % et de 38,2 %.
Il ne s’agit plus uniquement de superficie. Les acheteurs recherchent l’exclusivité, des vues exceptionnelles, la confidentialité et des propriétés prêtes à être habitées. Plus de 50 % des biens vendus cette année offraient une vue sur la mer, et près de la moitié mettaient en avant la notion de privacy.
Discernement et résilience
Acheteurs et vendeurs abordent désormais le marché avec davantage de réflexion et de discernement. Les acheteurs privilégient des marchés résilients, alliant fondamentaux économiques, performance à long terme et services liés au style de vie. Les vendeurs évaluent avec soin s’il est opportun de céder ou de conserver leurs actifs, en tenant compte du potentiel réel de leurs propriétés.
Près de 80 % des marchés du luxe peuvent être considérés comme résilients, avec des prix médians en hausse, une activité transactionnelle soutenue et un équilibre entre l’offre et la demande.
Conclusion : le luxe comme actif patrimonial
Ces évolutions traduisent une vision plus profonde de la richesse, de la sécurité et de la transmission. L’immobilier de luxe n’est plus seulement un marché : il est le reflet de valeurs, une protection face à l’incertitude et un socle pour vivre pleinement sur le long terme.
Le luxe redéfinit ainsi son sens : espace, distinction et expression personnelle.
Comprendre ces tendances est essentiel pour les acheteurs, les vendeurs et les conseillers souhaitant anticiper l’évolution du marché du luxe.
Pour accéder au 2026 Trend Report complet, rendez-vous sur :
https://www.coldwellbankerluxury.com/editorial/reports
